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Milan en mai, Duomo, Scala et Novecento

Nous sommes parties à Milan du 3 au 9 mai 2018. Dans le dernier article, je vous ai raconté notre arrivée et j’y ai ajouté quelques conseils pratiques sur les transports et l’hébergement, à retrouver ici.

Comme souvent la première journée complète de séjour est particulièrement chargée, on a envie d’en voir un maximum ! Aussi, pour ce deuxième jour à Milan, vendredi 2 mai, nous avons vraiment rentabilisé à la fois les métros, les trams et nos baskets ! évidemment, ça suppose de très nombreuses photos, ce qui allongerait trop  l’article.

Aussi, cette journée sera partagée en deux. Je vous retranscris ici la première partie de la journée, autour du Duomo. Dans le prochain article, on se baladera du côté du parc Sempione.

Je vous préviens, ça va être sans doute long à charger, j’espère que vous patienterez un peu ! Et pensez bien à cliquer sur les photos que vous préférez si vous voulez les voir en plus grand format. Ou bien essayez d’appuyer sur la touche « ctrl » + roulette de la souris pour zoomer… 

Vendredi matin. Il a plu cette nuit, mais il ne reste plus que quelques gouttes et des nuages qui disparaissent doucement ce matin. Première chose à faire, aller s’acheter des billets 48h pour les transports, avant de filer direct au Duomo.

En route pour le Duomo

Le plus simple est d’aller dans les entrailles de la gare Centrale, et de dénicher un distributeur automatique. Oui, sauf que… a peu près tous les touristes de la ville ont eu la même idée que nous ! les files s’allongent devant les machines, valises au pied. Nous choisissons de nous adresser à de vraies personnes, derrière une armada de guichets. Il faut prendre un ticket, comme à la boucherie de Leclerc, mais ça avance assez vite.

15 minutes plus tard, nous voilà parées pour arpenter la ville. A 10h du matin, les couloirs du métro sont plutôt calmes. M3, ligne jaune, 5 stations plus tard, nous émergeons de la bouche de métro directement sur la place du Duomo.

Piazza del Duomo et Galerie Victor Emmanuel II
Duomo sous la pluie

C’est évidemment le bâtiment le plus touristique, mais quand même ça a de la gueule !!

Il fait encore un peu gris, et certains gardent leurs capuches et leurs parapluies.

Duomo
Souvenir en rouge

La file d’attente à l’entrée du Duomo s’étire sur la place en un serpentin infini, , et le temps est trop maussade pour envisager de grimper sur les toits de l’édifice.

Bataille de photographes
Bataille de photographes

 

Upside down
Upside down

 

Des pigeons, encore des pigeons

 

Mouvement de foule

Nous passons par la galerie Victor Emmanuel II, ses magasins de luxe, ses mosaïques, et ses magnifiques verrières.

Parapluie rose et galerie VE II

Si vous voulez en savoir plus sur ce lieu traversé par des milliers de personnes tous les jours, c’est sur le petit journal (rien à voir avec Canal+ !). Un site destiné aux expatriés et francophones à propos de Milan. On y trouve pas mal d’articles intéressants, et pas seulement sur les sujets touristiques.

Le musée de la Scala

Notre but pour la matinée, c’est le musée de la Scala, et puisque le temps est humide, c’est tout indiqué. Non, nous n’avons pas prévu d’aller voir un opéra, ce n’est pas l’envie qui nous manque, mais la moindre petite place tout en haut de la salle, au « poulailler », ne coûte pas moins d’une centaine d’euros. Peut-être une autre fois.

Le musée de la Scala

En attendant, le musée ne manque pas d’intérêt. On traverse des salles pleines des souvenirs des différents compositeurs qui ont marqué l’histoire de l’opéra, des cantatrices célèbres, de somptueux costumes de scène, des reproductions des décors de théâtre…

Détails de costumes

On peut aussi s’imaginer à une soirée à l’opéra en traversant le grand hall d’entrée avec ses lustres imposants, et en découvrant l’auditorium aux sièges de velours rouges et aux dorures d’apparat. Quelques loges sont accessibles pour les visiteurs du musée, protégées par une vitre pour ne pas déranger les répétitions.

Le hall d’entrée de la Scala

L’un des gardiens nous propose justement d’assister à l’une de ces répétitions, ce que nous nous empressons de faire avant de visiter les salles du musée. C’était émouvant d’écouter un morceau d’opéra,  avec orchestre dans la fosse et couple de chanteurs qui s’échauffaient la voix.

 

L’intérieur de la Scala est plus spectaculaire que sa façade assez austère, qui passe presque inaperçue. Tellement que j’ai préféré prendre ces amoureux sur la place face au bâtiment.

Sous un parapluie, sur la place de la Scala
Pause chez Luini

Après cette visite culturelle, un peu de nourritures terrestres s’impose. Au hasard de mes recherches sur Milan, j’avais noté le nom d’une boulangerie réputée tout près du Duomo, Luini qui fait des spécialités salées et sucrées, des panzerotti.  Eh, bien, je n’étais pas la seule !

Une file d’attente nous a fait repéré rapidement la boulangerie, située dans une petite rue à gauche du Duomo. Bien que caché par le MacDo, Luini a une clientèle d’habitués et de touristes, et vers midi, ça dépote ! Les serveuses sont efficaces, on est assez vite servies, même si le choix parmi toutes ces petites choses délicieuses est bien difficile à faire. Des beignets fourrés de tomates et mozzarella ou d’autres aux figues, aux noix… Largement assez de calories pour repartir du bon pied.

Cette dame dans la rue toute proche offre un contraste assez triste avec la concentration de gourmandises et de boutiques de luxe aux alentours…

Triste contraste
Musée Novecento

Nous sommes tout près du musée Novecento, les nuages s’amassent encore dans le ciel, et nous reprenons notre journée culturelle. Le musée, ouvert en 2010, expose des œuvres du XXème siècle et des expositions contemporaines.

Musée Novecento

L’architecture extérieure (Le Palazzo dell’Arengario date des années 40) contraste avec le parti-pris très contemporain de l’intérieur du musée. Beaucoup de verre et d’acier, sept étages d’exposition, qui mènent à une salle lumineuse avec une vue plongeante sur le Duomo. Cette rampe en colimaçon me fait penser ( en plus petit) au musée Guggenheim de New York.

Rampe de lancement ?

Impossible de résister aux belles courbes graphiques de cette architecture, d’autant qu’en ce début d’après-midi, nous sommes presque seules au musée.

Courbes graphiques

 

On y découvre d’abord des œuvres de peintres de la première moitié du XXème siècle, parmi les plus connus (Picasso, Modigiani, Braque, Klee, Kandinsky) mais aussi des peintres italiens moins célèbres (ou en tout cas que je ne connaissais pas mais je ne suis pas une spécialiste).

Le quart-état, 1901, Giuseppe Pelizza da Volpedo.

Cette fresque, qui mesure près de 6 mètres de long, accueille le public comme un coup de poing. Les personnages sont grandeur nature et semblent s’avancer vers nous. Impressionnant. La photo est très moche, désolée, il vaut mieux aller voir l’original en vrai. Le Quarto Stato de Giuseppe Pellizza da Volpedo, peint entre 1898 et 2001, représente une grève de travailleurs, dans un style assez réaliste.

Il se trouve que j’ai eu l’occasion de revoir ce tableau il y a quelques jours chez une amie, et du coup, j’ai appris qu’il constituait l’introduction du film « Novecento« de  Bernardo Bertolucci sorti en 1976. Amis cinéphiles, si vous souhaitez en ajouter plus d’infos en commentaires, n’hésitez pas (je n’ai pas vu ce film, et vous ?)

Série musicale

Cette série de petits tableaux représente des œuvres musicales de compositeurs, qu’un peintre a essayé de retranscrire sous forme picturale.  J’y ai retrouvé le nom de Iannis Xenakis. Pour la petite histoire, une nouvelle rue porte son nom à Royan. J’imaginais bien qu’il s’agissait d’un personnage célèbre, mais j’aurais plutôt pensé à un résistant ou quelque chose du même genre. En fait, il était compositeur ET résistant ! Comme quoi, on apprend de tout, tout le temps, et partout ! Quand aux compositions de Xenakis, heu, comment dire ? je crois que je préfère les bruits du chantier d’à côté 😉 . Bon, je vous laisse juge, je ne suis pas mélomane pour deux sous…

J’ai essayé de prendre quelques tableaux en photo, mais je ne suis pas Anne, et ça ne donne pas terrible, je vous laisse donc le lien vers les 10 plus emblématiques chef-d’œuvres de ce musée.

Salle des statues

 

Quand on s’ennuie…

 

Ma que ! mais pourquoi ne s’est-il pas arrêté ?!!

 

Les gardiens du rose

 

Échantillon d’art de la première moitié du XXème siècle

 

Plus on monte dans les étages, plus on se rapproche des œuvres plus récentes, des trucs conceptuels que j’ai du mal à comprendre et à apprécier. En revanche pour les photos, c’est une belle salle de jeu…

Ecrins noirs

Un série de sculptures jouent les ombres chinoises devant les rideaux des fenêtres de cette salle, qui font comme un brume en arrière-plan.

Brume légère

On accède à d’autres salles par des couloirs donnant sur le quartier, et ô miracle, le soleil est revenu, créant de superbes ombres et lumières…

 

Nous tombons sur une exposition un peu bizarre, mais visuellement intéressante. Dans les années 70, Franco Mazzucchelli a utilisé des structures gonflables, des bouées géantes, des boudins de la couleur  jaune des cirés, dans des espaces urbains ouverts, pour créer des installations intrigantes,  sans donner d’explications aux passants et aux enfants qui passaient par là.

Je ne te quitterai plus

Il prend alors des photos des réactions du public, et de l’enthousiasme des enfants qui investissent spontanément ces structures éphémères. L’exposition montre ces séries de photographies, ponctuées de jaune vif, par des fragments récupérés de ces drôles de zodiacs. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris, mais c’était pas mal.

Selon un magazine d’art contemporain Milanais, « Le parcours de l’exposition, enrichi de séquences vidéo, est un hommage significatif à l’artiste, tout en contribuant à souligner son engagement social et culturel ». Bon, s’ils le disent…

Caoutchouc

Nous voilà arrivées au sommet du musée, dans la salle donnant sur la place du Duomo, avec au plafond « Le néon » , de Lucio Fontana,1951. Car oui, Messieurs Dames, attention, les néons, ici, ce sont des œuvres d’art !  Pensez-y quand vous regarderez d’un œil vague le néon de votre lieu de travail !!

Des néons et une vue

 

Cadre avec vue

La place du Duomo et ses touristes (ou ses travailleurs) est bien graphique, vue de là-haut…

Place graphique

 

Vue interdite aux pigeons !

Finalement, tant pour l’architecture que pour les collections et les expositions temporaires, le musée mérite largement la visite.

Après ce bain culturel, un peu de légèreté ne nuit pas. Je vous passe la séance shopping dans une boutique face au Duomo, Blue Sand. On est monté à l’étage d’où la vitrine permet une jolie vue sur le Duomo, mais c’était juste un bon prétexte pour passer un petit moment à essayer quelques fringues entre filles, on s’est bien amusées.

Clin d’œil « artistique » !

L’après-midi est bien entamé, mais pas notre énergie. Je vous retrouve bientôt pour la suite de notre balade. A ciao !

9 réflexions au sujet de « Milan en mai, Duomo, Scala et Novecento »

  1. La balade est consistante, cool ! Les musées d’art moderne, c’est toujours spécial, on aime ou on déteste voire on aime détester ! Le Fontana, il y a en a un dans le hall d’entrée du Palais de Tokyo, au passage, merci pour lien. 😉

    Il y a de très beaux noir et blanc dans ton article, comme « Upside Down », « Rampe de lancement », celle de gauche du couloir ensoleillé ou bien encore « cadre avec vue ».

    Les collections en rapport avec la Scala sont très belles et l’intérieur du bâtiment est juste magnifique comme l’extérieur du Duomo !

    C’est blindé de monde et ce n’était que début mai, c’est dur de voyager en Europe j’ai l’impression, trop de monde partout ! en tout cas, vivement la suite ! 🙂

    1. Merci Anne, ah oui, je voulais rendre hommage à tes photos de musée, tu assures ! l’art moderne, faut être plus spécialiste que moi pour apprécier, mais comme tu dis on adore détester !!
      Pour le monde, il faut dire qu’en cette première journée, on a fait le plus touristique. Mais si on élargit le périmètre, c’est moins blindé. Par exemple, ça l’est beaucoup moins que Prague, en tout cas, on a eu ce ressenti…
      Tu imagines comme je me suis amusée à prendre des photos de la pièce en haut du musée Novecento, avec ces vues sur la place du Duomo, difficile de faire un tri !

  2. I didn’t have any problems with the pictures loading, which is good because I was excited to read your latest post. I really liked the picture of the girl posing against the store window in the Galleria Vittorio Emanuele. It must have made a nice picture for her as well. That window display was simple but stylish. I liked the symmetry and lighting in your picture of the lobby of La Scala, but I have to say that my favorite picture was of the woman in the suit, standing next to the painting and looking at her phone. I *loved* that one! Was she a museum worker? Or is messing around on your phone while you’re supposed to be working just an American thing? 😀

    I liked the links to the newspaper/website and to Xenakis’s compositions. I listened to some of them and they were very, um, interesting indeed. 😀 I can’t wait to read your post about Parco Sempione.

    1. Thank you Tina for telling me this post is not too long to download. I like a lot the girl with the phone. She was working in the museum. When she stopped near the painting with the two women (I don’t remember who is the painter) I had to take the picture ! I have the feeling that the women in the painting and the girl have the same expression of boredom!
      Xenakis ? hum 😉

  3. Un séjour riche en images. Je ne suis pas fan des visites en musé, mais cela devient assez intéressant dans « les coulisses » 🙂 , ce que tu as fait merveilleusement bien. j’adore la série « Brume légère » l’effet fonctionne très bien c’est génial. Super coup d’oeil. Ensuite cette série de cadre dans le cadre en contre jour une petite pépite!!! et pour finir de très beaux jeux de lignes surtout La dernière, elle est formidable en terme de compositions.

    A bientôt

    1. Merci beaucoup Pascal ! ce n’est pas facile de prendre des photos au musée, il faut essayer de ne pas dénaturer l’oeuvre, et ce n’est pas intéressant à faire pour un photographe, car c’est toujours mieux en vrai.
      Alors autant essayer de capter les à côtés, ce qui n’empêche pas de parler du musée lui-même. Il faut dire que la pièce du haut avec ces grands vitrages et ses vues était particulièrement photogénique 🙂

  4. C’est marrant qu’en mai il y ait autant de monde. J’ai visité Milan en plein mois d’aout et c’était assez calme les italiens étaient sans doute en vacances et nous avons pu aller sur les toit du Duomo c’est très plat pour des toits et la balade est spectaculaire. C’est vrai que la Scala de dehors c’est terne (ça vaut pas Garnier !!) du coup tu peux te concentrer sur les parapluies; dans le musée les photos avec les gardiens sont très bien, quel boulot chiant quand même.
    J’aime beaucoup brume légère la composition est très intéressante.
    Trois fois le même bel italien dans le musée ! Tu recrutes des figurants maintenant !!

  5. En août à Milan, il doit faire trop chaud pour les touristes, et les Milanais sont aux lacs !
    J’avoue que j’ai un peu suivi le bel italien, il était très élégant (c’est presque un pléonasme pour un italien !!) J’ai aussi guetté les attitudes de la jolie gardienne qui s’ennuyait un peu, comme les jeunes femmes du tableau…

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