Harry Gruyaert et plus encore

Publié le Publié dans Balades d'avant-saison, Citations de photographes, Paris, Voyages

MOROCCO. Town of Ouarzazate. 1986.
© Harry Gruyaert

Comme je l’avais prévu pour ce séjour de mai à Paris, j’ai pu visiter l’exposition Harry Gruyaert à la MEP. Je ne connaissais pas ce photographe avant d’avoir lu un article dans un Télérama (parfois, je ne regrette pas mon abonnement ancien à cette revue, même si je ne consulte plus le programme télé).

J’ai fait quelques recherches et découvert un univers de couleurs qui m’a beaucoup plu.

Harry Gruyaert est un Belge, qui photographie en couleur depuis les années 70. Beaucoup la Belgique mais aussi de nombreux pays dans lesquels il a travaillé et voyagé : Suède, Maroc, France… Ses photos aux couleurs parfois douces parfois violentes avec des ombres noires, des rouges sang, des verts tranchés, des jaunes et oranges sortis tout droit de l’univers des meubles en formica, transforment le réel en tableaux.

Citation : Faire une photo, c’est à la fois chercher un contact et le refuser, être en même temps le plus là et le moins là”.

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BELGIQUE. TransEurope Express. 1981.
© Harry Gruyaert / Magnum Photos

 

Une exposition, c’est vraiment prendre la mesure des oeuvres d’un photographe (ou d’un peintre) à sa juste valeur : pouvoir rester quelques minutes devant un grand tirage et se plonger dans un univers, se délecter de la qualité des couleurs, de la luminosité qui est renvoyée par les compositions, sur le fond blanc des murs de la MEP, c’est un grand plaisir. D’autant plus que je suis arrivée à l’ouverture, à 11h du matin, et qu’il y avait peu de monde.

Avant-gout
Avant-goût

Je ne pourrais donc pas de retranscrire ce plaisir en photo sur un écran d’ordinateur, si grand soit-il. Bon, allez, si, un peu, juste quelques images !

Au passage, quelques vues de la MEP, un batiment ancien qui a une âme, aux escaliers vénérables, et aux marches usées.

Tapis rouge
Tapis rouge
escalier d'époque
escalier d’époque
Attention à la marche
Attention à la marche

J’ai ramené un petit livre Harry Gruyaert, de la collection Photo Poche, qui regroupe des clichés de différentes époques.

Pour le prix de l’entrée (assez modique : 8€) il est possible de profiter en prime de plusieurs autres expositions de photographes : j’ai bien aimé entre autres, les dessins de Luiz Mauro, « des peintures comme des photographies », et Gérard Rondeau, « au bord de l’ombre ».

 

 

MEP
Luiz Mauro en sous-sol
Vraie fausse librairie
Vraie fausse librairie

D’autres photographes exposent également, mais j’ai un peu moins accroché. Ils valent cependant le détour : Denis Darzacq, Yuki Onodera, Lydia Flem

 

auto portrait dans la forêt
auto portrait dans la forêt
Couleurs
Couleurs « Gruyaert »

Evidemment, en quittant l’expo, j’étais un peu influencée par les couleurs à la Gruyaert !

Si vous allez à Paris, n’hésitez surtout pas à aller voir ces expositions. Ça fait du bien, un peu de culture en direct live, parole d’une provinciale de petite ville. La nature, l’océan, c’est beau, mais de temps en temps, un peu d’art ne nuit pas !

Ah, j’allais oublier : Gruyaert s’expose aussi dans le métro.

J’avais prévu une descente en sous-sol pour aller capter quelques affiches dans les stations, mais il faisait si beau que je n’ai pas eu le courage de les visiter, sauf « cité », qui était sur mon chemin du retour…

Gruyaert dans le métro
Gruyaert dans le métro

Enjoy !

10 réflexions au sujet de « Harry Gruyaert et plus encore »

  1. Très jolie découverte ! J’aime bien ce côté coloré effectivement ! J’aime beaucoup « clône », très bien vu, c’est également une mise en abyme, comme l’autre photo portant ce nom.

    Je ne suis jamais allée à la MEP, il faudra que je remédie à ça, le bâtiment est très beau, l’intérieur vaut le détour.

    Au niveau de la programmation, il y en avait pour tous les goûts. Pour Denis Darzacq, la photo que tu as mise dans ton article, je cherche encore ce qui est remarquable pour que ça soit dans une expo sans vouloir être méchante. Ses autres œuvres étaient peut-être différentes de celle-ci …

    Après une expo comme ça, c’est clair que ça aiguise nos sens photographiques ! Bien vu la dernière photo.

    1. Anne, il faut vraiment que tu ailles à la MEP, c’est un lieu très agréable. Darzacq n’a pas fait que des photos de fôrets, mais j’ai mis celle-ci dans l’article pour faire comprendre ce que venait faire mon auto-portrait juste après 😉 il a aussi fait des portraits de personnes handicapées qui sont assez intéressants.

  2. Un endroit toujours intéressant pour qui veut explorer les talents multiples et multiformes de la photo. Les expos sont toujours intéressantes et effectivement dans les autres salles on peut faire des découvertes.
    Tu as toujours l’art de trouver le bon visiteur au bon endroit dans le bon tableau.
    Gruyaert je le vois dans le métro et j’ai adoré (en affiche) la photo de plage, elle dégage une atmosphère sensationnelle.
    La photo de Gérard Rondeau est fascinante, je penserai à ton article lorsque j’irais.
    Belle tentative ta photo style couleurs Gruyaert, mais dans Paris pas facile (la couleur).

    1. « Tu as toujours l’art de trouver le bon visiteur au bon endroit dans le bon tableau » : je crois qu’à ce jeu, tu es encore meilleur que moi ! si je retourne à Paris un de ces jours, il faudrait qu’on s’amuse à faire une sortie avec ce thème.
      La photo de plage est vraiment un tableau, en grand format, elle est superbe.

      1. J’écrivais avant d’aller voir l’expo la photo de Gérard Rondeau est fascinante. J’en viens et effectivement j’ai beaucoup aimé RONDEAU cette photo en plus n’est pas vraiment représentative de son travail, ses portraits ses « paysages » sont vraiment intéressants, il est très éclectique et cependant très cohérent.
        Et en plus cerise sur le gâteau je l’ai vu « en vrai » lors de ma visite il y avait un tournage avec interview où il expliquait sa démarche photo et l’accrochage de l’expo. Passionnant.

    1. Merci Gilderic, il y a un peu de ça, mais c’est vraiment un univers qui lui est personnel, et selon les pays, ses influences sont différentes. Une belle découverte en tout cas, c’est certain.

  3. Amor, tu en as de la chance d’être tombé sur Rondeau en interview. ça devait être super intéressant de comprendre sa démarche. J’aurais bien aimé aussi. Je crois qu’il y a eu aussi des conférences avec Gruyaert…

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