Franco Fontana

Publié le Publié dans Citations de photographes, découverte de la photo
Fontana
Franco Fontana, paysage urbain à Houston, 1990

 C’est toujours inspirant de découvrir certains photographes. Comme je n’ai pas fait d’études d’histoire de la photographie, et malgré la lecture régulière d’articles en lignes, ou de livres glanés ici ou là, j’ai l’impression de découvrir sans cesse de nouveaux artistes. 

J’ai par exemple trouvé sur un stand de marché une « petite encyclopédie de la photographie » (édition La Martinière, 2004) très intéressante. Le lien ci-dessus date de 2005, mais il résume tout à fait ce que je pense de ce livre pédagogique mais passionnant, qui porte sur l’histoire de la photographie et les différents courants, de 1839 jusqu’à l’aube du XXIème siècle. De plus, il recence plus de 220 biographies de photographes sur cette période. De quoi faire, et pourtant certains ne sont pas cités…

Le numéro de juin 2015 de Réponse Photo  livre un article sur « composer avec la couleur », et parmi les photographes étudiés, les aplats de couleurs de Franco Fontana m’ont enthousiasmé.

 » La créativité ne signifie pas photographier ce qui est, mais ce que nous imaginons qui soit »

Franco Fontana, né en 1933, Italien, se consacre à la photo depuis 1961. Comme le résume bien le site comprendre la photographie   « Fontana s’intéresse principalement à la photographie de paysage durant les années 70. Dans ces photos il ramène le paysage à des structures abstraites et s’intéresse autant à la composition qu’à l’éclat et l’intensité de la couleur ».

J’ai l’impression d’être en « connexion » avec ses photos : des couleurs complémentaires dans des compositions au cordeau, du téléobjectif pour exclure tout élément inutile… des matières mises en relief par des couleurs et des ombres…

Fontana
Franco Fontana, Paysage urbain à Los Angeles, 1985
Fontana
Franco Fontana, paysage des Pouilles, 1995
Fontana
Franco Fontana, paysage des Pouilles, 1978

J’aime moins ses nus, mais si vous voulez en savoir plus, je vous recommande comme toujours, le site Esprits Nomades et ses excellentes biographies très illustrées.

Extrait : « Univers tout à la fois figuratif et abstrait avec ses couleurs sensuelles, débordantes, qui coulent comme sources vives.
Franco Fontana est le sorcier des paysages transcendés qui deviennent des mosaïques reflétant notre monde intérieur. »

Si ces photos me plaisent, c’est sans doute parce que, sans les connaître, j’ai eu parfois cette envie de restreindre le cadre de certaines de mes photos à ces juxtapositions de couleurs…

New York septembre 2014
New York septembre 2014
Royan, février 2015
Royan, février 2015
Royan, février 2015
Royan, février 2015
Royan, 2014
Royan, juin 2014

Ce que j’ai appris des photos de Franco Fontana, c’est de trouver dans la composition plus de couleurs complémentaires, et les harmoniser pour qu’elles trouvent leur équilibre…

Une réflexion au sujet de « Franco Fontana »

  1. You are certainly having your eyes opened Esther. It is great to widen your scope so that you SEE more when you look, rather than dismissing what is in front of your eyes.

  2. Très coloré comme j’aime !
    Tu fais référence à Réponse photo … Ce magazine est toujours très intéressant et source d’inspiration

  3. Jolie découverte ! Très intéressants ces aplats de couleurs, très minimaliste et coloré ! J’aime également ce genre de photos épurées, simples, géométriques et colorées.

  4. Merci à vous tous pour vos commentaires et petites étoiles ! J’ai oublié de le dire mais si vous voulez poster dans un commentaire une photo (ou un lien) à la manière de Franco Fontana, n’hésitez pas !

  5. Salut Esther
    Etonnantes et quasi abstraites ces images. J’aime bien le côté pictural de ces photos qui se rapprochent beaucoup de la peinture. Certains paysages me font penser à Nicolas de Stael.
    Mon penchant dans la couleur irait plus vers Harry Gruyaert que je vais aller voir à la MEP. Je le trouve beaucoup plus « vivant ».

    1. Les deux photographes m’ont plu. C’est vrai que Fontana a un air de Stael, mais aussi de Hopper. Ce n’est plus de la photo de paysage mais sa représentation… Je suis aussi allée voir l’expo Gruyaert, en grand format c’est vraiment percutant… j’en parle bientôt…

      1. de Hopper il prend les cadrages de fenêtres, « vue sur »…les couleurs sont différentes,
        Difficile de le comparer avec un peintre comme De Stael qui joue autant voir plus de la matière de la peinture que des couleurs, sans aller souvent vers des choix de complémentaires « limités »

        j’aime beaucoup ton cliché de New York

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