Des Halles au Palais Royal Partie 1

Publié le Publié dans balades d'été, Citations de photographes, Paris

 

Canopée des Halles
Canopée

Un vendredi de fin août, par une très chaude journée, mais quand même moins caniculaire que la veille, j’ai pu me balader entre les Halles et Le Palais Royal, avec un détour par Beaubourg pour l’exposition du photographe Louis Stettner.

J’ai été rejointe par Amor, qui m’a fait découvrir les petites rues jusqu’aux fameuses colonnes de Buren dans la cour du Palais-Royal, et le passage Véro-Dodat.

La canopée des Halles

Je ne pouvais pas passer dans le quartier sans aller voir la nouvelle Canopée des Halles . Mes amis photographes l’ont déjà immortalisée et ça m’a forcément donné envie d’y faire un tour, Amor ici, et Anne par là. 

Je voulais me rendre compte par moi-même, les critiques négatives étant assez nombreuses. Pour avoir connu les escalators qui s’enfonçaient littéralement sous terre, je trouve le lieu bien plus aéré, avec des perspectives sur l’extérieur.

Vers l'extérieur : Saint-Eustache
Vers l’extérieur : Saint-Eustache

Cela donne une impression de légèreté malgré la taille impressionnante de l’ouvrage ( haute de 14 mètres et vaste comme la Cour Carrée du Louvre, dixit le site dédié).

Voilà donc ma version, par un jour de grand ciel bleu. La couleur jaune lavasse rend un peu mieux par temps ensoleillé !

Un clic sur les photos de la galerie pour les voir en plus grand… 

 

L’extérieur donne aussi l’occasion de photos graphiques avec l’ombre de la canopée

Ombre noire
Ombre noire

 

Minimalist

 

Un tour à Beaubourg

 

Louis Stettner
Louis Stettner

En attendant Amor, je suis allée faire un saut jusqu’au Centre Pompidou, pour voir l’expo photo (gratuite) sur Louis Stettner, que je ne connaissais pas. Bien m’en a pris, j’ai beaucoup aimé ses photos qui sont un mélange de photos humanistes à la Française et Street photography à l’américaine. Normal, pour un photographe né à New York en 1922, mais qui est venu vivre à Paris dès 1946. Il fera ensuite de fréquents allers-retours entre la France et les États-Unis.

Parmi ses sujets de prédilection, des banlieusards dans le métro, qu’il photographie sans qu’ils en aient vraiment conscience. Ce qu’il dit à ce propos peut encore s’appliquer aujourd’hui : « Ce qui m’a fasciné dans le métro c’est la possibilité de contempler les autres. La plupart se rendaient à leur travail. (…) Je donnais l’impression de jouer avec mon appareil, une version bas de gamme du Rolleiflex, avec lequel on vise en regardant en bas, et non en l’approchant de l’œil, c’est moins agressif ». Je connais des photographes actuels qui font à peu près pareil avec un écran orientable sur leur appareil, ou avec un smartphone 😉 

Louis Stettner - Manhattan from the Brooklyn Promenade - 1954
Louis Stettner – Manhattan from the Brooklyn Promenade – 1954

Ses séries sur les pêcheurs ou sur les travailleurs, de Paris à New York, sont aussi superbes. Vous pouvez retrouver ses photographies sur son site lousttner.com mais les clichés sont dans un format assez petit. Ils sont surtout moins contrastés que les beaux tirages de l’exposition.

Louis Stettner . Construction Worker, New York - 1974
Louis Stettner . Construction Worker, New York – 1974
Louis Stettner, "Tony", de la série "Pepe et Tony, Pêcheurs espagnols", Ibiza, Espagne, 1956, Collection Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris. Don de l'artiste en 2015
Louis Stettner – « Tony », de la série « Pepe et Tony, Pêcheurs espagnols », Ibiza, Espagne, 1956

L’exposition se termine le 12 septembre 2016. Louis Stettner a fait don d’épreuves vintages au Centre Pompidou pour qu’il devienne un lieu de référence pour son œuvre. Aussi, il y aura donc peut-être d’autres rétrospectives. J’ai failli acheter le catalogue de l’exposition (plutôt un livre, à 40€ quand même) mais il n’était plus disponible. Au cas où, on peut le trouver à la FNAC ou sur le site de la boutique du Centre Pompidou : Louis Stettner, ici ou ailleurs

Reflet d'expo
Reflet d’expo

Je vous laisse pour cette première partie de balade avec quelques vues autour de Beaubourg… A bientôt pour la suite !

 

10 réflexions au sujet de « Des Halles au Palais Royal Partie 1 »

  1. Ah super, une nouvelle version de la Canopée, de très belles photos aussi ! Je suis fan des escalators zigzag, excellent ! J’aime aussi beaucoup « deux styles », bien contrastée et avec de belles matières.

    Je ne connais pas du tout Louis Stettner, ses photos sont très intéressantes, de belles tranches de vie, un domaine dans lequel je suis nulle, alors je suis toujours admirative ! 😀 J’aime beaucoup la photo « Tony ».

    « L’ami des pigeons (2) » est pas mal du tout, et le « guide asiatique » très triangulaire ! « Choisir ses fleurs » a de jolies teintes douces !

    En espérant que la prochaine fois on pourra se croiser !

    1. C’est dommage que l’expo ferme au moment où j’écris l’article, mais il y aura d’autres occasions…
      J’aimerais bien venir et te voir à Paris au salon de la photo, mais je crains que le boulot m’oblige à zapper ce rendez-vous. On verra.

  2. Très jolies ces photos, particulièrement celles en N&B qui font ressortir tout le graphisme du lieu!
    Quant à Stettner, je ne connaissais pas non plus. La photo Tony est vraiment forte je trouve!

    1. Merci de ton passage Donlope, contente de faire découvrir des photographes de temps à autre… La compo de Tony est en effet très réussie, on sent la force et la détermination du pêcheur

  3. Finalement la Canopée en N&B avec cette lumière puissante est assez photogénique. Les vues en couleurs rendent moins sans doute à cause de ce jaune, il faudra repeindre un coup (un joli rose peut être…).
    Le côte Saint Eustache rend bien avec l’église et les vitres qui se succèdent.
    Courbes et ombres et escalier zigzag sont mes préférées. Ces zigzags sont vraiment les bienvenus.
    L’ombre noire est intéressante aussi, on imagine la personne à partir de la silhouette.
    Bien trouvée la personne devant le cœur de Nikki de St Phalle.

  4. Il devait rester des pots de peinture jaune inutilisés… j’aurais bien vu du bleu, du gris argenté… bon, Noir et blanc, c’est mieux !
    Les ombres de midi étaient intéressantes, comme quoi, il n’y a pas que la lumière du matin ou du soir qui rendent bien…

    1. Je suis en train de faire de la peinture et il me restait du rose!!
      En ville on ne peut jamais avoir des ombres étirées avec les immeubles, du coup il faut les pendre avant l’heure.

  5. Hello Esther,
    Je trouve que tu as bien su mettre le lieu en valeur en faisant le choix de ne pas nous montrer la Canopée dans son ensemble mais de chercher plutôt à composer (courbes et ombres, deux styles, escalator …) et je préfère tes photos en noir et blanc (très graphiques).

Laisser un commentaire